Mission du 08 décembre à Lyon

Publié le 22 décembre 2017

    Renouant avec une ancienne tradition de Saint Jodard, les frères sont allés passer trois jours à Lyon pour la “fête des Lumières” pour témoigner du Christ.

    À bientôt les cahiers, salles de classes et cours de philosophie. Pendant 3 jours, nous voilà plongés dans la vie apostolique au sens le plus fort du terme. Tel Paul en Grèce, nous allons à la rencontre des passants pour une évangélisation directe : « Il discutait donc à la synagogue avec les Juifs et ceux qui adoraient le vrai Dieu, et sur l’Agora chaque jour avec les passants » (Ac. 17,17).

    La mission du 8 décembre est un événement important

du diocèse de Lyon, mobilisant largement les “missionnaires” de toutes sortes (séminaristes, chrétiens engagés, clergé, et nous-mêmes…).

En l’honneur de la protection de Marie pour la ville de Lyon, nous commençons par l’essentiel : les vêpres puis la procession au flambeaux de la primatiale à Fourvière, achevé par une messe au sommet de Lyon. Puis, samedi et dimanche, répartis entre les 2 églises, nous nous lançons dans l’évangélisation directe

Un grand défi qui peut provoquer certaines craintes, il n’est pas aisé d’aborder des inconnus. C’est pour cela qu’il importe de comprendre l’enjeu réel :

Il ne s’agit pas de convaincre un inconnu en un temps record comme un super-commercial : démonter tous ses arguments, le noyer dans les nôtres et le ramener devant le Saint-Sacrement. André Gide, en son temps, se plaignait des chrétiens qui semblent toujours avoir une intention cachée quand ils vous parlent. Ne lui donnons pas raison, n’essayons pas de convaincre, mais de partager et d’éclairer !Écoutons notre pape François : « évangéliser, ce n’est pas faire du prosélytisme . Évangéliser, c’est donner ce témoignage : moi je vis comme ça, parce que je crois en Jésus-Christ. »

À la cathédrale, une partie des frères et sœurs animent un temps d’adoration, certains visiteurs intrigués s’arrêtent…c’est l’occasion d’aller les saluer, et s’ils y sont disposés d’entamer un dialogue.

De même à Fourvières, les frères vont à la rencontre des visiteurs dans l’église et sur le parvis.

Quand l’Esprit-Saint nous a précédé, les discussions vont vite très loin : Dieu, l’Église, notre vie de frère, le bonheur, l’éternelle question du mal, les révoltes contre Dieu, le sens de la croix, leur cheminement personnel….Alors, on écoute, on apprend à prier, on prie avec, on encourage dans la recherche de Dieu, on partage les incompréhensions…bref, on témoigne de notre espérance dans le Christ, avec compassion.

Et alors quelle joie ! Le Dimanche soir, nous rentrons fatigués de ces trois journées. Mais tout de même, qu’il est bon d’aller rencontrer ce monde. Et que de belles raisons d’espérer : des âmes révoltées mais passionnées de Dieu, d’autres assoiffées de spirituel, et celles qui s’ouvrent au pardon de Dieu! Qu’en restera-t-il ? C’est l’affaire de l’Esprit-Saint et d’une personne libre.Tout est entre Ses mains !